Semés en terre Ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans […]
Ut cognoscant te
Semés en terre Ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans […]
Maximes et Avis spirituels
de l’admirable docteur mystique
saint Jean de la Croix
pour conduire les âmes dans les voies de Dieu jusqu’à l’ du parfait amour
1. Nul ne peut avancer dans la vertu qu’en suivant Jésus-Christ. Il est la voie, la vérité, la vie, et la porte unique par où doit entrer quiconque prétend se sauver. Si quelque esprit aspirait donc à marcher par une voie douce et facile, craignant d’imiter Jésus-Christ, je ne saurais le tenir pour un bon esprit.
2. Que le premier soin de votre coeur soit d’exciter en vous un ardent et affectueux désir d’imiter Jésus-Christ en toutes vos oeuvres, vous étudiant à faire chaque chose comme le Seigneur lui-même la ferait.
3. S’il s’offre à vos sens quelque chose de doux et d’agréable, qui ne tende pas purement à l’honneur et à la gloire de Dieu, renoncez-y pour l’amour de Jésus-Christ, qui, durant les jours de sa vie mortelle, n’eut jamais d’autre goût ni d’autre désir que la volonté de son Père, qu’il appelait sa nourriture.
« Un seul regard du bon Dieu suffit pour nous mettre en grâce avec lui, mais ce regard, il faut le mériter par une volonté ferme de tout bien faire ! […]
Moi, ton Dieu , je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme, la faiblesse et les infirmités de ton corps. Je sais ta lâcheté, tes péchés, […]
MA VIE N’EST QU’UN INSTANT…
Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, O mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…
Oh ! je t’aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd’hui !
Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !…
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd’hui.
Cette lettre d’André Charlier mérite d’être lue deux fois. Une première fois pour son contenu et son opportunité actuelle. Un fois seconde fois en ayant sa date présente à l’esprit : c’est le 22 octobre 1954 qu ‘il l’écrivit, quand il était directeur du Collège de Normandie à Clères.
Chers Amis,
J’ai écrit il y a plusieurs années des Lettres aux Parents, et j’ai cessé de le faire, parce qu’en somme je n’y voyais pas d’utilité. Elles ne persuadaient guère que des gens qui étaient déjà persuadés d’avance. Beaucoup m’écrivaient : « Comme vous avez raison ! », sans aller plus loin que cette approbation toute platonique. Alors j’ai trop peu de temps à moi pour écrire des choses inutiles. Si je vous écris encore une fois aujourd’hui, c’est qu’une nécessité impérieuse m’y pousse. Il faut tout de même qu’un homme auquel vous confiez l’éducation de vos fils vous dise ce qu’il pense de la jeunesse de France qui monte. Votre responsabilité morale est engagée comme la mienne et il faut que vous soyez mis en face de la réalité. Le tableau que j’ai à vous faire est une vue générale dont les éléments ne sont pas empruntés seulement à ce que j’ai constaté dans l’École. De ce que j’ai à vous dire, chacun de vous prendra ce qu’il voudra ou ce qu’il pourra.
La famille ne se détruit, pas, elle se transforme. Une part d’elle va dans l’invisible. On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence secrète. […]