Voici qu’il vient, dit le Seigneur des armées. Il purifiera les fils de Lévi, et il les rendra purs comme l’or, et comme l’argent, et ils offriront des sacrifices au Seigneur dans la justice.
Et le sacrifice de Juda et de Jérusalem sera agréable au Seigneur, comme aux jours anciens et comme aux années d’autrefois, dit le Seigneur tout-puissant. (Mal 3, 2-4)

Le pèlerin de Terre sainte se rendant à Jérusalem aura la grâce de voir au Saint-Sépulcre le petit bloc rocheux du Calvaire, sur lequel, il y a deux mille ans fut plantée la croix du Christ. L’émotion est grande, lorsqu’on contemple le lieu sacré où le sang de Notre Seigneur a été versé. Si le curieux toutefois, plus matinal, entre au Saint-Sépulcre à l’aube, avant les visites, il aura la chance d’assister à la messe d’un prêtre de passage, célébrée sur l’autel qui surplombe le Calvaire. Là tout change : ce n’est plus le souvenir, mais le renouvellement. Car ne n’est plus le souvenir : c’est le renouvellement ; ce n’est plus la mémoire, c’est l’actualisation d’un mystère qui devient présent à nous : La sainte messe, renouvellement du sacrifice de la Croix, vrai sacrifice. Notre propos est ici de réfléchir sur ce qui fait le lien, l’identité substantielle entre la messe et le calvaire : le sacrifice.

L'offertoire de la messe et le sacrifice-Abbé de Massia

Dossier écrit par l’abbé Jean de Massia, de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, dans Tu es Petrus n°XIV

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